OpenAI et le défi éthique de l’IA : entre DALL-E 3 et GPT 4 Vision

OpenAI, le pionnier de l'intelligence artificielle, relève les défis de la propriété intellectuelle et de l'éthique avec ses dernières innovations, DALL-E 3 et GPT 4 Vision. Cet article explore les avancées et les enjeux liés à ces technologies révolutionnaires.
Publié le 12 novembre 2023 à 06h15
modifié le 12 novembre 2023 à 06h17
En bref
  1. OpenAI, avec DALL-E 3 et GPT 4 Vision, est à l'avant-garde de l'innovation en IA.
  2. La question de la propriété intellectuelle est centrale dans l'utilisation des IA pour la création artistique.
  3. DALL-E 3 aborde le problème des droits d'auteur en créant une liste de blocage pour certains styles artistiques.
  4. OpenAI développe des outils pour surveiller les images générées par IA et différencier les images IA des images traditionnelles.
  5. La représentation des stéréotypes et le développement d'une IA éthique sont des enjeux majeurs pour OpenAI.
  6. GPT 4 Vision a des limitations dans la reconnaissance des personnalités pour respecter des cadres d'utilisation éthiques.
Hugo Mollet
Hugo Mollet
Rédacteur en chef pour la rédaction média d'idax, 36 ans et dans l'édition web depuis plus de 18 ans. Passionné par l'IA depuis de nombreuses années.

OpenAI, l’entreprise derrière le célèbre chatbot, est devenue un véritable géant de l’industrie technologique et particulièrement dans le domaine de l’intelligence artificielle. Ces derniers mois, l’entreprise a lancé des innovations majeures telles que DALL-E 3, axée sur la génération d’images, et GPT 4 Vision, traitant de la reconnaissance d’images. Ces avancées s’accompagnent de recherches approfondies menées par OpenAI pour garantir l’éthique et la légalité de leurs produits.

La propriété intellectuelle à l’ère de l’intelligence artificielle

Un point important à considérer est la question de la propriété intellectuelle. L’utilisation de l’intelligence artificielle soulève plusieurs zones d’ombre en matière de droits d’auteur. Par exemple, si nous tentons de reproduire le style d’un artiste à l’aide de l’intelligence artificielle, enfreignons-nous les droits d’auteur de cet artiste ? De plus, une image générée appartient-elle à l’utilisateur ou à l’entreprise ayant développé le générateur d’images ?

Reproduction du style artistique avec DALL-E 3

Pour ce qui est du premier point, Dall-E 3 ne précise pas encore la source des données exploitées. Néanmoins, si l’intelligence artificielle est capable de reproduire un style artistique, elle doit s’inspirer d’œuvres existantes. OpenAI a donc décidé de créer une liste de blocage pour décider quels styles artistiques leur intelligence artificielle ne devrait pas reproduire. Par ailleurs, selon OpenAI, une image générée par DALL-E 3 est principalement le résultat des instructions données par l’utilisateur, influencées par sa culture et ses connaissances.

Projets futuristes : reconnaissance des images générées par l’IA

OpenAI travaille à créer des outils pour surveiller les images générées par Dall-E 3. Toutefois, les documents indiquent également un autre projet axé sur la reconnaissance des images générées par l’IA. La question se pose alors de savoir comment il différenciera ces images des images traditionnelles ou celles générées par d’autres systèmes comme Midjourney.

L’intelligence artificielle, les stéréotypes et l’éthique

Actuellement, les intelligences artificielles reflètent souvent les préjugés humains. Cela peut conduire à la représentation de biais et de stéréotypes tenaces dans les images générées par l’IA. À titre d’exemple, si nous demandons à l’IA de créer une image représentant trois femmes, il est probable que les résultats correspondent aux normes de beauté idéalisées largement répandues dans divers médias. Afin d’aborder cette problématique, OpenAI s’engage à développer une intelligence artificielle plus éthique et respectueuse des valeurs sociales.

Limitations dans les réponses de GPT 4 Vision

En ce qui concerne GPT 4 Vision, le chatbot peut reconnaître des personnalités sur des photos grâce à sa capacité d’analyse d’images, mais cette fonction est actuellement bloquée pour les utilisateurs pendant la définition d’un cadre d’utilisation approprié. Ainsi, si vous utilisez activement ChatGPT, vous avez sans doute remarqué qu’il bloque parfois certaines requêtes, en refusant poliment de répondre aux demandes impliquant des sujets sensibles.

La recherche sur l’intelligence artificielle soulève des questions importantes tant sur le plan philosophique que juridique. La création d’une IA respectant les lois en vigueur et obéissant aux principes moraux demeure un défi majeur dans l’essor du domaine de la technologie. Avec leurs travaux sur DALL-E 3 et GPT 4 Vision, OpenAI montre son engagement à relever ces défis en offrant des innovations technologiques soucieuses des normes juridiques et des considérations éthiques.

Hugo Mollet
Hugo Mollet
Rédacteur en chef pour la rédaction média d'idax, 36 ans et dans l'édition web depuis plus de 18 ans. Passionné par l'IA depuis de nombreuses années.
actu.iaNewsOpenAI et le défi éthique de l'IA : entre DALL-E 3 et...

L’utilisation des chatbots pour les entretiens d’embauche suscite des questionnements parmi les DRH concernant l’impact de l’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle utilisée pour publier des livres pour enfants en langues locales au Mali

Fallout : Quand une IA modifie l’affiche de la série, que se passe-t-il ensuite ?