Salaires et emplois, la BCE étudie l’effet de l’IA

L'impact de l'intelligence artificielle sur le marché du travail européen est complexe et multifacette. Selon une récente étude de la Banque centrale européenne, l'IA semble générer plus d'emplois qu'elle n'en détruit, en particulier pour les jeunes et les travailleurs hautement qualifiés. Cependant, ce changement technologique exige des compétences adaptées et soulève des questions sur l'évolution des salaires et la formation professionnelle.
Publié le 28 novembre 2023 à 14h08
modifié le 28 novembre 2023 à 14h08
En bref
  1. L'IA pourrait réduire les salaires mais crée plus d'emplois en Europe.
  2. Les emplois hautement qualifiés et jeunes travailleurs sont favorisés.
  3. Contrairement aux révolutions technologiques passées, l'IA n'impacte pas négativement les emplois moyennement qualifiés.
  4. Les secteurs de l'automobile, banque, assurance et télécommunications voient une augmentation de l'emploi lié à l'IA.
  5. Les compétences spécifiques en IA deviennent cruciales pour la réussite professionnelle.
  6. Les entreprises et gouvernements doivent adapter la formation et l'éducation pour accompagner cette transformation.
Hugo Mollet
Hugo Mollet
Rédacteur en chef pour la rédaction média d'idax, 36 ans et dans l'édition web depuis plus de 18 ans. Passionné par l'IA depuis de nombreuses années.

La technologie IA crée des emplois plutôt que de les détruire

Selon une étude publiée récemment par la Banque centrale européenne (BCE), l’adoption rapide de l’intelligence artificielle pourrait réduire les salaires, mais jusqu’à présent, elle a créé des emplois plutôt que de les détruire, en particulier pour les jeunes et les travailleurs hautement qualifiés. Les entreprises ont massivement investi dans l’IA, mais les économistes tentent encore d’évaluer son impact sur le marché du travail, tandis que la majorité des employés s’inquiètent pour leur avenir professionnel. Dans un échantillon de 16 pays européens, la part de l’emploi dans les secteurs exposés à l’IA a augmenté, avec peu ou pas d’effet sur les emplois peu ou moyennement qualifiés, contrairement aux postes très qualifiés, selon un document de recherche publié par la BCE.

Les résultats contrastent avec les révolutions technologiques précédentes

Ces données présentent un contraste avec les révolutions technologiques antérieures : la numérisation a réduit la part relative de l’emploi pour les travailleurs moyennement qualifiés et a conduit à la polarisation des emplois, explique le rapport. Actuellement, les employeurs ont du mal à trouver des travailleurs qualifiés, malgré une récession qui devrait soulager les tensions sur le marché du travail.

Difficulté d’évaluer l’impact de l’IA sur les salaires et l’emploi

Évaluer l’impact de l’intelligence artificielle sur les salaires et l’emploi s’avère complexe. L’étude menée par la BCE vise à apporter des éléments de réponse en analysant les données d’un échantillon représentatif de 16 pays européens. Néanmoins, il est important de noter que les résultats de cette étude doivent être interprétés avec prudence, car divers facteurs peuvent influencer la relation entre la technologie IA et le marché du travail.

L’adoption de l’IA dans différents secteurs

Le document de recherche de la BCE révèle également une hausse de la part de l’emploi dans les secteurs exposés à l’intelligence artificielle, notamment dans les domaines suivants : automobile, banque, assurance et télécommunications. Cela indique que l’IA a permis de créer de nouvelles opportunités d’emploi, surtout pour les jeunes diplômés et les professionnels qualifiés. Cependant, les emplois faiblement ou moyennement qualifiés semblent être relativement épargnés par ces changements, contrairement aux postes hautement qualifiés, qui sont davantage impactés.

Les défis posés par l’intelligence artificielle

Malgré ces données encourageantes, certains défis demeurent quant à l’adoption de l’intelligence artificielle dans le monde du travail. En effet, certaines compétences spécifiques sont requises pour réussir dans un environnement dominé par l’IA, notamment des compétences en programmation, en analyse de données et en création d’algorithmes. Les entreprises doivent donc s’adapter à ces évolutions et investir dans la formation de leurs employés pour leur permettre de maîtriser les nouvelles compétences requises. En outre, les gouvernements ont un rôle à jouer dans l’accompagnement de cette transformation en soutenant les initiatives de formation et d’éducation.

Conclusion : l’intelligence artificielle, une opportunité d’emploi plutôt qu’une menace

À la lumière des résultats de l’étude menée par la Banque centrale européenne, il semble que l’adoption rapide de l’intelligence artificielle ait davantage créé d’emplois qu’elle n’en a détruit, notamment pour les jeunes et les travailleurs hautement qualifiés. Toutefois, les défis posés par l’intelligence artificielle nécessitent une adaptation des compétences et de la formation, tant du côté des entreprises que des gouvernements. Ainsi, l’IA apparaît comme une opportunité de croissance économique et de développement professionnel, à condition de la considérer avec pragmatisme et stratégie.

Hugo Mollet
Hugo Mollet
Rédacteur en chef pour la rédaction média d'idax, 36 ans et dans l'édition web depuis plus de 18 ans. Passionné par l'IA depuis de nombreuses années.
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